La recherche ou la formation d'une élite perméable aux biotechnologies (2005)
La recherche est une des portes d'entrée des OGM en Afrique et semble la plus noble, dans le sens où les entreprises de biotechnologies et les agences de coopération parlent de "transfert de technologie" ou d'adaptation des OGM à une réalité africaine particulière. Les centres de recherche agronomique de plusieurs pays d'Afrique sont aujourd'hui dotés de programmes de production de plantes génétiquement modifiées (PGM). Le développement de ces programmes demande d'importants financements qui sont obtenus à travers des collaborations avec des firmes privées productrices de PGM comme Monsanto, Syngenta, Bayer, Dupont, et avec des universités et des centres de recherches des pays industriels (CIRAD) ou encore des centres de recherche internationaux comme ICRISAT, IITA, ICARDA. Les centres de recherche en Afrique sont d'autant plus incités à se tourner vers des bailleurs de fond étrangers que les politiques d'ajustement structurel mises en place dans les années 80 et 90, notamment par la Banque Mondiale et le FMI, ont fait que les financements publics ont baissé drastiquement. En ce qui concerne les Etats-Unis, tout à commencé en 1991 lorsque l'USAID, l'agence de la coopération américaine, lançait le Projet de biotechnologie agricole pour une productivité durable, renommé ensuite Projet de soutien aux biotechnologies agricoles (ABSP).
www.infogm.org/
Rapport de l'IFPRI sur la situation alimentaire mondiale (2007)
Un certain nombre de pays, notamment ceux d'Afrique ont fait des progrès dans la réduction de la faim et de malnutrition infantile. Or, parmi les pays les plus pauvres, nombreux sont ceux qui sont encore à la traîne malgré les politiques qui visent à réduire la pauvreté et la faim.
Voilà le résumé d'un point semestriel de la situation alimentaire mondiale présenté par Joachim von Braun, directeur général de l'International Food Policy Research Institute (IFPRI), au Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), dont l'assemblée générale annuelle s'est tenue à Beijing en décembre dernier. C'est également l'argument essentiel des pays riches pour favoriser les cultures d'OGM en Afrique.
www.isaaa.org/
Les petits producteurs n'entendent rien aux quotas boursiers, aux financements issus de programmes de recherche ou aux politiques internationales de réduction de la faim dans le monde. Ils ne voient que leur budget qui s'étiole d'année en année.